Des bouchons sans fin et des chantiers interminables : voici les 5 propositions du MR

Compliqué de ne pas le voir quand on conduit sur les routes wallonnes : les chantiers se multiplient et semblent parfois interminables. S’il est logique et nécessaire d’entretenir et de moderniser le réseau, encore faut-il que ces travaux soient accompagnés d’une organisation efficace et d’une information claire aux usagers.

Au Parlement wallon, la présidente du groupe MR, Valérie De Bue, a mis sur la table cinq propositions pour améliorer la situation.

« Nous ne remettons pas en cause la nécessité des chantiers, mais leur gestion. Une Wallonie en chantier ne doit pas être une Wallonie bloquée. »

Selon elle, la précédente politique de mobilité a manqué de vision.

« Sous l’ancien ministre Écolo Philippe Henry, l’entretien du réseau a souffert d’un manque criant d’anticipation et d’une gestion chaotique. Résultat : pas de planification, des retards qui se sont accumulés, et aujourd’hui des chantiers qui s’éternisent. »

Depuis un an, la compétence est exercée par François Desquesnes (Les Engagés), partenaire de majorité du MR.

« Nous ne le pointons évidemment pas du doigt : il a hérité d’une situation catastrophique. En tant que parlementaires, notre rôle, c’est d’apporter des solutions concrètes à mettre en œuvre. »

Le MR estime que la Wallonie a subi une politique d’entretien « en réaction », sans anticipation ni pilotage clair. Aujourd’hui, l’objectif est de tourner la page et de bâtir un réseau plus performant, plus prévisible et plus résilient, avec une vraie culture du changement.

1. Des travaux 7j/7

Certains chantiers restent parfois à l’arrêt plusieurs jours sans activité visible. Le MR propose d’expérimenter les travaux en continu (24h/24 – 7j/7) sur les axes stratégiques, comme cela se pratique en France ou aux Pays-Bas, et de mieux sécuriser les processus administratifs afin d’éviter des arrêts inutiles.

« Nous préférons un chantier intense pendant trois semaines qu’un chantier vide pendant six mois. »

2.Des panneaux de vitesse dynamiques

Les panneaux dynamiques permettraient d’adapter la limitation de vitesse en fonction de la présence réelle d’ouvriers et de la densité du trafic. Lorsque personne ne travaille, la limitation est relevée.

« C’est ce qui se fait dans les pays voisins : on fluidifie quand c’est possible et on protège quand c’est nécessaire. »

3. Une information obligatoire à l’entrée de chaque chantier

Un panneau indiquerait la nature des travaux, la durée prévue, le maître d’ouvrage et un QR code vers une plateforme actualisée. Une mesure simple, peu coûteuse, mais essentielle pour rendre des comptes aux usagers et valoriser les efforts de modernisation.

« Les Wallons ont le droit de savoir pourquoi ils sont bloqués et jusqu’à quand. »

4. Une meilleure coordination entre SOFICO, SPW et communes

Trop souvent, des chantiers sont lancés en parallèle sur des itinéraires alternatifs, bloquant toutes les options de circulation. Le MR demande un planning unique des chantiers, partagé entre tous les acteurs, afin d’éviter les chantiers consécutifs ou les fermetures simultanées sur des axes parallèles ou de délestage.

« Il faut passer d’une culture du silo à une culture du résultat. »

5. Une plateforme d’information reliée à Waze, Google Maps et Coyote

L’objectif, c’est que les automobilistes disposent d’informations fiables avant même de prendre le volant : localisation des chantiers, état du trafic, incidents éventuels et temps de parcours alternatifs.

« Avant de partir, les Wallons doivent savoir ce qui les attend. »

Pour Valérie De Bue, le message est clair : « Nous ne sommes pas là pour commenter les problèmes, nous sommes là pour obtenir des résultats. En finir avec les chantiers à rallonge, c’est aussi restaurer la confiance des usagers dans la gestion publique. »

L’article de Sudinfo ici.