Visite de terrain, arrondissement de Dinant-Philippeville

Alors qu’une grave crise affecte le secteur agricole, le MR wallon est descendu sur le terrain, ce vendredi à Ciney, pour rencontrer non seulement des agriculteurs mais également des producteurs de débouchés agroalimentaires et des techniciens qui mettent leur savoir-faire génétique à la disposition des filières viande et lait.

Autour de Pierre-Yves Jeholet, chef de groupe au Parlement wallon, les députés Laetitia Brogniez, Virginie Defrancq-Firket, François Bellot, Yves Evrard, Laurent Henquet et Philippe Knaepen, ont d’abord visité, aux aurores, le plus grand marché aux bovins de Belgique, celui de Ciney où, chaque vendredi plus de 2.500 bêtes changent de propriétaires en quelques heures; ainsi, près de deux tiers des bovins négociés sur les marchés aux bestiaux publics belges le sont dans la capitale du Condroz.

Là, de nombreux agriculteurs ont fait part des énormes difficultés qu’ils rencontrent aujourd’hui en raison, notamment, de la suppression de la Politique Agricole Commune (PAC) européenne.

Baisse de la productivité dans le secteur, baisse du niveau de vie des agriculteurs, instabilité des marchés, insécurité liée à des événements géopolitiques (embargo russe), monde rural perturbé et menacé : les maux sont profonds.

«Le Mouvement Réformateur a toujours été présent pour réclamer des mesures fortes destinées à surmonter les crises qui minent le secteur depuis quelques années. Ce fut le cas, hier, avec Sabine Laruelle dont la plupart des agriculteurs ont salué le travail, ça l’est aujourd’hui avec Willy Borsus au Fédéral, ça l’est encore au gouvernement wallon avec nos 25 députés du Parlement namurois. J’entends que chaque niveau de pouvoir agisse vite et efficacement pour enrayer le déclin de filières vitales pour notre Région. J’attends surtout de l’Europe qu’elle apporte des réponses aux agriculteurs, ce qu’elle ne fait pas aujourd’hui. C’est de ce niveau de pouvoir principalement que l’on attend une révision des principes fondamentaux de la PAC », a déclaré Pierre-Yves Jeholet.

La matinée s’est poursuivie par la visite de l’Association Wallonne de l’Elevage (AWE), une structure créée et administrée par les éleveurs et détenteurs de Bovins en Wallonie, un vaste laboratoire-ferme qui, grâce à un savoir-faire reconnu -notamment en techniques génétiques- améliore sans cesse la valeur du cheptel (production de lait et de viande), identifie les meilleurs animaux et livre à de nombreux pays du matériel génétique performant. C’est en permettant à de telles structures de se développer que l’agriculture wallonne trouvera de nouveaux débouchés assurant son avenir.

Etape suivante : Bister, le bien connu fabricant de moutarde, une affaire familiale prospère depuis trois générations, établie à Jambes jusqu’en 2013 et qui a « émigré » vers le zoning d’Achêne. De ses ateliers dirigés par Fabienne Bister sortent chaque année plus de mille tonnes de moutarde et sauces diverses. Signe du dynamisme de l’entreprise : elle a ouvert une unité de production à Troyes, en Champagne. Nul doute que les petits bocaux sculptés sur le modèle de la grenade qui servit aux armées libératrices en 1944 a encore beaucoup d’avenir dans nos cuisines.

Enfin, cette matinée « rurale » s’est achevée à Hemptinne, dans l’entité de Florennes, à la ferme de la Sauvenière, où Valérie et François élèvent des canards et produisent de manière traditionnelle autant qu’artisanale des foies gras, magrets, confits et confitures diverses appréciés des gastronomes.

Outre certaines difficultés générées par une réglementation qualifiée parfois de trop tatillonne, le couple doit encore faire face à une campagne de désinformation qui prétend dénoncer un soi-disant non-respect du bien-être animal.

«Nous ne partageons pas ces accusations infondées : d’une part, la production de foie gras en Belgique est strictement réglementée et placée sous le contrôle de divers intervenants et, d’autre part, notre arsenal légal ne permet pas de contrevenir au bien-être animal, un souci que j’observe particulièrement ici», a conclu Pierre-Yves Jeholet.


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